Sujet original d'économie droit au BTS


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Sujet proposé par Paul Adorno, professeur d'économie et gestion au lycée Antonin Artaud de Marseille

Première partie : TRAVAIL METHODOLOGIQUE

1 – Etude d’une documentation juridique

a) Vous analyserez l’importance de la décision de justice (pour les salariés) présentée en document 1.

b) Vous présenterez la procédure de licenciement économique collectif (plus de 9 salariés) dans les entreprises de plus de 50 salariés. Vous montrerez notamment le rôle joué par les représentants du personnel.

2 – Analyse d’une documentation économique

A partir du document 2

a) Quels sont les facteurs clés du succès des PME sous-traitantes ?

b) Analysez les stratégies suivies par les sous-traitant français.

Deuxième partie : DEVELOPPEMENT STRUCTURE

Partir des documents 3 et 4 et de vos connaissances :

Dans un développement structuré, vous direz s’il est souhaitable de contrôler les mouvements de change du Dollar.

 

Document 1 : Une cour d’appel annule le plan de Wolber

(« La Tribune » :14 nov. 2003)

La nullité d'un plan social affecte tous les actes subséquents, y compris les licenciements collectifs pour motif économique. Une décision judiciaire représente donc un véritable enjeu. C'est ainsi que, dans un arrêt du 7 octobre dernier, la cour d'appel d'Amiens a décidé d'annuler le plan social de la société Wolber, unité de fabrication de pneumatiques pour deux-roues du groupe Michelin qui était installée à Soissons (Aisne). Ce qui a pour conséquence en principe de donner le droit au personnel licencié ayant agi en justice (soit 150 des 451 qui travaillaient sur le site) d'être réintégré. Mais comme l'unité de fabrication a été fermée en décembre 1999, la cour d'appel a fixé des dommages et intérêts pour le préjudice subi résultant du caractère illicite des licenciements collectifs pour motif économique. Par exemple, elle a évalué le préjudice d'un ancien salarié, employé depuis le 1er avril 1980 en qualité d'agent d'entretien par la société Wolber, à 21 000 euros.
Avant d'arriver à cette conclusion, la cour a apprécié la validité du plan social à la date à laquelle il a été présenté au comité d'entreprise. ElIe s'est notamment penchée sur la question des reclassements. Un comité d'entreprise s'est tenu le 29 octobre 1999. Lors de la réunion (selon le procès-verbal), la direction de la société Wolber a voulu apporter une précision: « Sur le nombre de postes dans le groupe actuellement à la disposition du personnel, il évolue dans sa composition mais le nombre total reste le même ». Au regard de cet élément, les juges du fond en ont déduit que la disponibilité des postes décrits dans le plan social était incertaine et donc que la possibilité effective d'un reclassement dans ces postes était aléatoire.
En outre, les magistrats ont estimé que l'aide aux reclassements s'adressait aux salariés dont le projet était suffisamment élaboré pour trouver un emploI dans une autre entreprise. Autrement dit, cette aide n'était qu'incitative pour les autres personnes licenciées. « Elle ne saurait dès lors être considérée comme une mesure ayant pour objet le reclassement des salariés licenciés », ont souligné les juges du fond. La cour d'appel n'a donc pas hésité à rentrer dans le détail du plan social. Puis, en raison des imperfections relevées, elle a annulé le plan social en l'estimant insuffisant. Un pourvoi en cassation ne serait pas à écarter dans les jours à venir.
F. H.

Document 2 : La sous-traitance veut aider ses clients à gagner la bataille de l’innovation

(« la Tribune : 21 nov. 2003)

  • Pour sortir de la crise et éviter d' éventuelles délocalisations, les sous- traitants misent sur l'innovation et la réactivité.
  • L’amélioration du service leur permet également de fidéliser les clients

Grand-messe de la sous-traitance et véritable vitrine technologique, le salon Midest, qui ferme ses portes ce soir, s'est déroulé dans un contexte économique difficile. A quelques mois de l'élargissement de l'Union européenne, la crainte de délocalisations en masse fragilise le secteur. Quels que soient la spécialité des sous-traitants, les difficultés pour trouver de nouveaux contrats et faire face à une concurrence moins chère obligent les entreprises françaises à faire preuve d'imagination.
C'est le cas de Plastivaloire, à Langeais. Pour ce fabricant tourangeau de pièces en plastique, l'opportunisme est de mise. « Notre principal atout, c'est la réactivité immédiate. Nous devons mettre nos capacités à réagir tout de suite en avant, quitte à délocaliser une partie de notre production, mais surtout en étant innovant », déclare Patrick Findeling, président du directoire. Avec ses usines en Pologne, en Roumanie, en Espagne et en Tunisie, Plastivaloire est aujourd'hui à même de proposer à ses clients la qualité au meilleur coût, les neuf sites français conservant la recherche et l'industrialisation.
L'atout de Plastivaloire, c'est la réactivité immédiate.

Pour les plus petites entreprises, en revanche, l'implantation à l'étranger n'est pas toujours facile et la concurrence plus difficilement identifiable.
Prendre les devants. Alectron, petite société agenaise de 80 salariés spécialisée dans les pièces électroniques. A pris le problème à l'envers. Plutôt que d'attendre que la concurrence ne lui prenne des marchés, elle a préféré prendre les devants et nouer des partenariats avec des entreprises du Maghreb.
«Nous avons décidé d'être proactifs, précise Bernard Rogero, son PDG. Nous choisissons nos partenaires sur place et, lorsque les délais sont suffisants, nous délocalisons nous-mêmes la production de certaines pièces. » Une prise de responsabilité qui fait désormais partie de la gamme de services que l'entreprise doit rendre au donneur d'ordres pour rester dans la course. « Innover, c'est aussi faire évoluer sa structure et ses compétences en permanence», estime Jérôme Frantz, PDG de Frantz Electrolyse.
Améliorer l'offre de services permet en effet aux entreprises sous-traitantes de fidéliser leurs clients. Des services de plus en plus personnalisés qui vont de l'amélioration des outils de production jusqu'aux solutions logistiques. Alectron en a fait l'expérience. Alors qu'une directive européenne prévoit la disparition du plomb dans certains process, l'entreprise a décidé, six ans avant sa mise en application, d'adopter un procédé de fabrication adapté pour répondre aux besoins dé l'un de ses clients. Du coup, non seulement l'entreprise a conservé le contrat, mais cette anticipation lui permet d'être à la pointe de l'innovation. La démarche peut cependant s'avérer risquée. « Pour répondre à l'exigence d'élimination des matériaux intégrant du chrome 6, nous avons travaillé deux ans sur des dépôts de zinc-manganèse », raconte Jérôme Frantz.
Malheureusement, le procédé de traitement de surface, prometteur en laboratoire, n'a
pas tenu ses promesses au niveau industriel. Une collaboration étroite entre client, sous-traitant et fournisseur de matière que maîtrise Plastivaloire : « Nous ambition-nons de devenir moteur pour nos clients, explique Patrick Findeling. A nous de leur proposer des sources de productivité et de nouvelles technologies que nous développons au sein de notre cellule R&D.» Objectif à trois ans : le client présente un concept, Plastivaloire apporte les solutions industrielles et produit les pièces en France ou à l'étranger, dans l'une de ses filiales. « La hiérarchisation des sous-traitants risque de se modifier », ajoute-t-il. Nous voulons rester dans le peloton de tête, mais ce ne sera sans doute pas le cas pour les plus petits », faute de moyens financiers ». Une morosité que ne partage pas Bernard Rogero qui reconnaît que son entreprise, avec un taux de croissance de plus de 40 %, est « atypique » !
Béatrice Delamotte

DÉCRYPTAGE

Un marché de 400 milliards d'euros

« La sous-traitance ? Plus rien ne se fait sans elle », déclare Daniel Coué.. D'après l'expert du Midest, l'offre européenne de sous-traitance représente 15 % de la production industrielle de l'Union. 291 entreprises oeuvrent dans le secteur, employant 7,2 millions de salariés. Au total, les secteurs spécialisés de la sous-traitance industrielle française ont réalisé 70,2 milliards d'euros de facturation en 2002, un chiffre en net repli par rapport à 2001. Premier client, la branche automobile avec 39,6% des parts de commande, loin devant l'aéronautique, le spatial et l'armement (13 %) et les constructions électriques et électroniques (12,4 %). « On savait bien que 2002 avait été médiocre. Toutefois, les chiffres sont plus mauvais que ce qui était généralement attendu », ajoute Daniel Coué. Pas de panique cependant : « Le creux de la vague a probablement été passé en 2003 et on peut espérer un retour de la croissance dans les prochains mois. »

Document 3 : Un Krach du Dollar … un hypothèse qui n’est plus écartée

(« Le monde » :16 déc.2003)

« LA BANQUE ! LA BANQUE ! »

Dans la salle de marchés d'un grand établissement financier parisien, le cri du cambiste chargé de coter la parité franc-mark provoque l'affolement. La Banque de France vient de le contacter pour lui acheter 100 millions de francs. En quelques secondes, l'information fait le tour du monde, apparaissant sur des dizaines de milliers d'écrans d'ordinateurs. Aussitôt, le franc se redresse. La scène se passait en 1995, alors que le franc était victime d'attaques spéculatives. Depuis, l'euro a remplacé le franc, la Banque centrale européenne la Banque de France, et la plupart des cambistes ont émigré de Paris vers Londres. Mais rien n'a changé dans les modalités d'intervention des banques centrales et dans l'effervescence qu'elles déclenchent.
La plus active, en matière d'interventions, est la Banque du Japon. Selon les dernières statistiques disponibles, elle a vendu 2720 milliards de yens 124,7 milliards d'euros) entre le 27 septembre et le 29 octobre afin de freiner la hausse du yen face au dollar. En dix mois, ses interventions ont atteint le niveau record de 17000 milliards de yens, selon les chiffres du ministère des finances nippon.

LES TROIS CLÉS DU SUCCÈS

Une étude réalisée à la fin de l'année 1993 par deux économistes américains de I'lnstitute for International Economics, Kathryn Dominguez et Jeffrey Frankel, a toutefois montré que les interventions des banques centrales ne sont pas toujours aussi inefficaces qu'on le croit. Ces deux experts, qui avaient eu accès à des documents habituellement tenus secrets, ont passé au crible onze interventions menées conjointement par la Fed et la Bundesbank au cours de la période 1985-1991. Dans dix cas sur onze, les deux banques centrales étaient parvenues à renverser la tendance dans le sens qu'elles souhaitaient. Par exemple, du 11 janvier au 4 mars 1985, la Fed et la Bundesank avaient vendu plus de 4 milliards de dollars pour enrayer la hausse du billet vert. Ce dernier, qui avait progressé de 2,3 % par rapport au Deutchmark au cours du mois précédent le début des interventions allait reculer de 8,3% au cours du mois suivant la fin de celles-ci. les deux économistes américains avaient conclu leur étude en essayant d'établir les trois clés du succès d'une intervention : effet de surprise, publicité, coordination.
Pour réussir, une intervention doit se produire à un moment où les marchés ne s'y attendent pas. Elle doit être imprévisible. Deuxième clé : une intervention doit être rendue publique et officialisée par des déclarations fermes des autorités monétaires. Son impact étant plus psychologique que réel, une intervention qui reste secrète est dépourvue d'effet. Enfin, une action isolée de la part d'une banque centrale est condamnée à l'échec car elle n'agit que d'un côté du balancier. Les marchés doivent être persuadés de la détermination de toutes les parties concernées. Inefficaces, voire contre-productives à très court terme, les interventions seraient, en revanche, susceptibles d'inverser à moyen et long termes les tendances, à condition de respecter ces trois critères.

P.A.D.

 

Corrigé indicatif

Ière partie : Travail méthodologique (13 pts)

1 – Etude d’une documentation juridique (6 pts)

a) Importance de la décision (2 pts)
- Rappel du problème juridique posé : conditions de validité du plan social de Wolber non respectées car reclassements aléatoires (1 pt)
- Conséquences pour les salariés de Wolber : dommages et intérêts (car réintégration impossible puisque atelier fermé). (1/2 pt)
- Importance pour l’ensemble des salariés : Si la décision est confirmée en Cassation, le cas fera jurisprudence et les licenciements économiques seront soumis à une plus grande rigueur. (1/2 pt)

b) Procédure de licenciement économique (+9 salariés dans entreprises + 50 salariés) et rôle des représentants (4pts)

? Procédure : (3 pts)
- Réunion des représentants des salariés avec proposition du plan social (1/2 pt)
- Notification à la DDTE du projet de licenciement (1/2 pt)
- 2de réunion des représentants des salariés (14 jours minimum après) avec proposition de conventions de conversion. (1/2 pt)
- Délai de réflexion de 21 jours des salariés (1/2 pt)
- Délai de vérification par la DDTE de 21 jours minimum (1/2 pt)
- Lettres de licenciement 30 jours minimum après notification à la DDTE. (1/2 pt)

? Rôle des délégués du personnel : (1 pt)

- Défense de l’intérêt des salariés (absents aux réunions)
- Fixation de l’ordre de priorité des licenciements
- Vigilance sur la réalité des reclassements


2 – Etude d’une documentation économique (7 pts)

a) Facteurs clés du succès des PME (4 pts)
- Réactivité, flexibilité
- Capacité à innover (R&D)
- Qualité des produits
- Maîtrise des coûts
- Fidélisation
- Expérience (spécialisation)
- Partenariat international

b) Stratégies des PME (3 pts)

? Orientations stratégiques (1,5 pt)
- Spécialisation
- Internationalisation (délocalisations)
- Croissance interne non précisée mais implicite, car efforts en R&D
? Modalités stratégiques (1,5 pt)
- Focalisation
- Domination par les coûts
- Impartition (partenariats, co-traitance)

2ème Partie : Développement structuré : proposition de corrigé (7 pts)

L’€uro est entré en vigueur le 1/1/99 à la valeur de 1,16 $. Celle-ci a fortement baissé ensuite, puis remonté à partir de 2002, pour atteindre près de 1,30 $. Ces mouvements correspondent tantôt au différentiel de croissance, tantôt à l’écart de taux d’intérêt entre la zone euro et les Etats-Unis (2 points), ainsi qu’à l’envolée des déficits (5% du PIB) et de l’endettement américains.
La perspective d’un krach de la monnaie américaine avec ses conséquences pour l’économie mondiale, est de plus en plus envisagé par les économistes. Et l’éventualité d’un contrôle des mouvements de change réapparait dans les débats économiques. La question n’est pas nouvelle, depuis les années 80 les variations erratiques du Dollar inquiètent les autorités monétaires des pays de l’OCDE. Faut-il aujourd’hui un contrôle plus strict des taux de change et sous quelle forme ? Et à quelles conditions ce contrôle peut-il être efficace ?
Pour répondre à cette double question nous verrons dans une première partie les arguments pour et contre un contrôle du taux de change du Dollar. Dans une seconde partie nous dirons les formes et conditions de la réussite d’un contrôle.


Ière Partie : Faut-il contrôler le taux de change du Dollar ?

La question d’un contrôle du taux de change divise les économistes et les Etats. L’Europe et l’Asie y étant plus favorables que les Etats-Unis. Quels sont les arguments en faveur du laisser faire et ceux en faveur du contrôle ?

A) Les raisons de ne pas intervenir

1) La théorie économique libérale prétend que les marchés des changes réalisent le meilleur ajustement possible entre les monnaies. Il ne faut donc pas intervenir.
2) La réduction du déficit commercial US passe par une baisse du Dollar qui permettrait un redressement de la compétitivité-prix des exportations américaines.
3) Un krach du Dollar ne s’accompagnerait d’aucune crise de liquidité ou de solvabilité aux Etats-Unis.
4) La baisse du Dollar serait salutaire pour rééquilibrer la croissance entre l’Europe et les Etats-Unis. Le poids des deux zones dans le PIB mondial étant équivalent (20 %). La valeur de l’Euro correspondrait en outre à l’importance grandissante de la zone euro et à une plus grande indépendance de l’Europe face aux Etats-Unis.

B) Les raisons d’intervenir

1) Les exportations de l’Europe et de l’Asie souffrent de la baisse du Dollar, qui s‘apparente à un dumping monétaire.
2) La baisse du Dollar expose les Etats-Unis à l’inflation importée (1ère partie de la courbe en J) et rendra plus coûteux le financement des déficits jumeaux (budgétaire et commercial).
3) La baisse du Dollar n’est pas le fait de la puissance Européenne mais le résultat de la défiance des investisseurs face aux déficits US.
4) Les variations incontrôlées du Dollar ont des conséquences sur les échanges mondiaux, qui ont besoin de stabilité.
5) Un coordination monétaire est préférable à une compétition. C’est le rôle des réunions du G7.

Si les autorités monétaires avaient l’intention d’intervenir, comment le feraient-elles et quelle seraient les chances de réussir ?


IIère Partie : Modalités et efficacité d’une intervention

Les spécialistes des questions monétaires internationales s’accordent pour donner les clés d’une intervention réussie.

A) Modalités de l’intervention

Prévues par l’accord de Bretton Woods, puis appliquées lors réunions du G7 au cours des années 80, les interventions des banques centrales peuvent avoir pour mission :
1) de soutenir le cours d’une monnaie, en l’occurrence le Dollar, en achetant cette devise.
2) de baisser les taux d’intérêts (notamment européens) pour rendre moins attractifs les placements effectués en euros ou en yens.

B) Efficacité de l’intervention

1) Les interventions passées ont souvent réussi, lorsqu’elles réunissaient trois conditions :
- Effet de surprise, lorsque les marchés s’y attendent le moins
- Déclaration publique et ferme des autorités monétaires, renforçant son impact psychologique
- L’action concertée de toutes les grandes banques centrales est un gage d’efficacité.

2) Les résultats attendus seront d’autant plus importants
- que les interventions seront concertées entre les autorités monétaires mondiales
- qu’elles éviteront de faire peser sur l’une des monnaies (Yen ou Euro) la charge de l’opération
- qu’elles seront menées à long terme.


On a vu que les fluctuations du Dollar continuent de peser sur les relations économiques et financières internationales.
Or, le poids économique de la zone euro et les placements en monnaie européenne s’accroissent dans le monde. Cela devrait s’accompagner d’une plus grande influence de l’Europe dans la régulation monétaire internationale.

Quelques références d’articles sur la question


LE MONDE Economie : Mardi 16 décembre 2003 « Un euro à 1,50 dollar … Le scénario qui fait peur »

Alternatives économiques : Janvier 2004 : « Le dollar va-t-il nous tomber sur la tête ? »

Alternatives économiques : Février 2004 : « Dollar : du diagnostic à l’action »

 

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